Solidarité, humanité et partage

April 1, 2020

En quelques années, j'ai perdu l'amitié complice, la croyance en la bonté innée de l'homme et en une recherche obligée de l'excellence, ou du moins d'humanité, par toute institution.

 

J'ai assisté de près au grand cirque sociétal et médiatique qui place sur un piédestal ceux qui parlent fort et suivent l'air du temps, même lorsque leur discours est vide.

 

J'ai fait face aux pires crapules, celles qui se camouflent derrière le fard de la respectabilité présumée, des postes à responsabilité, et abusent de leur impunité.

 

Derrière le rideau, j'ai vu des lâchetés, des petites persécutions quotidiennes, si bien camouflées, et qui laissent leurs victimes exsangues.

 

J'ai pleuré la maltraitance enfantine, celle qui consiste à rendre orphelin-e même ceux dont le parent n'est pas mort.

 

J'ai manqué d'air face à la pédophilie dénoncée et même pas investiguée.

 

Et puis récemment, j'ai perdu ma mère.

 

Au travers de tout ça, j'ai appris à me ficher de tout ce qui n'est pas essentiel, pas joyeux, pas vrai, pas vivant. De toute la mesquinerie grise d'aucuns. Et à laisser la peur sur le bas-côté. Celle de manquer, celle d'être seule, celle d'être rejetée, malade, et même celle de mourir.

 

Dans ce monde qui devient fou, je choi

 

sis l'amour avant la vie, la générosité plutôt que le repli, et l'échange parce qu'on n'est presque fait que de ces liens qu'on tisse, encore et encore, avec tout ce qui, comme nous, vit.

 

La maladie et la mort parlent plus haut aujourd'hui et on ne peut que les entendre. Pauvres humains, à nous voir si effrayés on pourrait penser qu'on les avait oubliées.

 

Les vieux et les fous dans les asiles, les pauvres dans d'autres pays, loin d'ici, les malades et les handicapés confinés, les migrants en mer... Rien, il ne fallait que rien ne ternisse la fausse tranquillité, lisse et fade, sous laquelle bout le désespoir, la révolte, les rêves étouffés et les désirs d'ailleurs.

 

Ce n'est pas contre la maladie et la mort qu'il faut lutter. On perdra à tous les coups. Mais pour la solidarité, l'humanité et le partage.

 

Peu importent le chiffre des jours qui nous restent, moi, en tout cas, je choisis de vibrer. Et de sourire encore.

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Isabelle Vuistiner-Zuber  - cabinet de santé Equilibre

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